La clef pour emprunter ces portes est dissimulée dans le focus alchimique le
Livre des Douze Portes, correspondant aux Douze Portes de cet Akasha. Qui emprunte ces Douze Portes dans l'ordre rituel arrive au sein d'
Arkhémia.
Les Douze Portes sont des seuils orientés selon six directions (Zénith, Nadir, Septentrion, Midi, Orient, Occident), chacune dédoublée en polarité « en haut » / « en bas ».
Porte du Zénith (en haut)
Située dans une chambre secrète de la grande pyramide de Khéops, elle ouvre sur l’Âtre du Lion Rouge, un désert des Archipels où le sable conserve le souvenir des Nephilim ayant fui leur destin. Ce désert est un immense réservoir de Ka-Soleil cristallisé : marcher en ces lieux permet d’en agréger une quantité considérable.
Porte du Zénith (en bas)
Située en Hadès, sous la garde d’un groupe de Mystes d’Isis déterminés à percer son secret. C’est la Porte la plus saturée en Ka-Soleil ; les Mystes y puisent une illumination exceptionnelle. La franchir impose d’affronter directement les serviteurs de l’Épée, mais la récompense énergétique est à la hauteur du risque.
Porte du Septentrion (en haut)
Elle donne sur une Écume édénique : une forêt luxuriante et paradisiaque, mais entièrement gelée. Elle figure un sanctuaire fertile et apaisant, lié à l’idée d’une résurrection alchimique de l’élément Terre — encore « endormi » dans cette mort glaciaire, qu’il faut réveiller (par exemple en créant une formule). C’est une épreuve à accomplir pour pouvoir atteindre une autre Porte.
Porte du Septentrion (en bas)
Elle mène à un monde de racines et de terriers, une enfilade souterraine. C’est un Archipel étrange et obscur où s’échouent les rêves inachevés et les créatures magiques « avortées ».
Porte du Midi (en haut)
Derrière l’ouverture repose une princesse nue aux cheveux blonds formant comme une auréole. Elle est gardée par un guerrier à carapace chitineuse sombre qu’il faut vaincre pour l’éveiller. Une fois réveillée, elle souffle l’énigme-clé nécessaire pour ouvrir la Porte de l’Orient (en bas).
Porte du Midi (en bas)
Elle ouvre sur une cour infernale peuplée d’émanations de substances de Feu. Le Nephilim doit s’en rendre maître sous peine de voir son Pentacle finir calciné. En retour, il est sacré Roi Chymérique et acquiert le pouvoir de converser avec les morts qu’il a connus dans ses incarnations antérieures.
Porte de l’Orient (en haut)
Elle débouche sur une sorte de fumerie d’opium : des bambous chauffés à des creusets exhalent des vapeurs mercurielles. Ces vapeurs permettent au fumeur de voler au-dessus des Archipels à loisir et d’embrasser la mesure de la Voûte représentant Arkhémia.
Porte de l’Orient (en bas)
Elle ne s’ouvre qu’avec l’énigme-clé donnée par la princesse de la Porte du Midi (en haut). Elle débouche directement sur Pétra, au bord d’un tombeau inconnu contenant une parcelle de l’esprit d’Akhénaton : le sésame d’un Arcane matériel. Grâce à cet Arcane, le Nephilim peut traverser sans périr pour rejoindre des Akasha normalement accessibles seulement aux Princes des Arcanes.
Porte de l’Occident (en haut)
La franchir fait du Nephilim le valet de la Gracieuse Majesté, fille d’Esmeralda ; il est alors reconnu et révéré par les Roms comme une figure d’exception jusqu’à la fin du siècle. Mais s’il refuse de s’unir à la Gracieuse Majesté par des épousailles alchimiques, les Roms n’hésitent pas à le tuer. S’il accepte, il obtient le droit de résider en Arkhémia, au prix de ne plus pouvoir retourner dans le monde des hommes.
Porte de l’Occident (en bas)
Elle mène à un labyrinthe de cornues et d’alambics où le voyageur rampe, évitant des solutions chauffées susceptibles de dissoudre son Ka. La sortie s’ouvre sur une Écume akashique où volent des nuées d’oiseaux soufrés : les âmes de Nephilim Phénix ayant capturé et enchaîné Prométhée, peut-être la meilleure arme contre lui s’il se libérait.
Porte du Nadir (en haut)
Elle représente le « mauvais seuil » : quand l’Adepte échoue à pénétrer en Arkhémia malgré ses efforts, il risque de passer par là. Au lieu d’un Akasha, la Porte jette le Nephilim dans un océan d’Éthers, où il erre des mois ou des années avant de retrouver son chemin.
Porte du Nadir (en bas)
C’est la pire issue : le Nephilim est ramené aux prémisses de sa science occulte de prédilection et perd la quasi-totalité de ses compétences dans ce domaine. Mais surtout, il devient son propre sujet d’étude : il replonge dans le « brouet », la boue, la terre des morts, subit toutes les étapes de l’Œuvre au Noir (cuisson, décomposition), et s’il s’en sort, ne retrouve qu’une forme monstrueuse : un khaïba.