Les palais sublimes
Dans les hauteurs de Hokmah, là où les montagnes immenses et torturées de Meborack atteignent leur apogée, se trouvent les palais sublimes — un ensemble de constructions d'une beauté si parfaite qu'elles semblent avoir été bâties par des dieux plutôt que par des créatures. Chaque palais est unique, reflet d'un aspect de l'équilibre cosmique : l'un est fait de cristal, un autre de marbre veiné d'or, un troisième de bois pétrifié dont les grains dessinent des partitions musicales. Les palais sont reliés par des jardins suspendus où les fleurs s'ouvrent et se ferment selon les cycles de Meborack, et le silence qui y règne est si profond qu'on entend les étoiles tourner.
Les résidentes de ces palais sont les voix invoquantes, des voix immatérielles qui connaissent les invocations de tous les mondes de Kabbale. Leur pouvoir est celui de la reconnaissance : elles permettent au kabbaliste de faire reconnaître ses invocations dans n'importe quel monde, franchissant les frontières qui séparent habituellement les mondes kabbalistiques. Ce don est d'une valeur inestimable, car il fait des palais sublimes un carrefour entre les mondes — un lieu où les savoirs de Sohar, de Zakaï, de Meborack et des autres mondes se rencontrent et s'enrichissent.
C'est au tréfonds de ces palais, murmure-t-on, que le kabbaliste avancé peut contempler un complexe système d'engrenages et de balanciers dont les plateaux en perpétuelle oscillation sont la manifestation des forces de l'univers — la Balance cosmique elle-même, ou du moins l'un de ses reflets. Les palais sublimes sont le cœur intellectuel de Meborack, le lieu où l'équilibre cesse d'être une contrainte pour devenir une musique.
Créatures résidentes
- Les voix invoquantes des palais sublimes — Voix immatérielles permettant la reconnaissance des invocations de tous les mondes.
Autres créatures de Hokmah
- Le seigneur des hypostyles aux cinq assises — Pilier de pierre créant des plexus magiques.
- Le chantre à la silhouette cachée, dans l'amphithéâtre des juges impérissables — Chantre masqué de l'amphithéâtre voisin.
Références dans les suppléments suivants
- Magie (1e éd.), p.192
- Le Grimoire du 3e Cercle, pp.84-85,87-88