Les rivages de brume

De Nephilim Wiki

Au pied de la montagne blanche, là où les pentes enneigées rencontrent les eaux grises d'un océan invisible, s'étendent les rivages de brume — une bande côtière perpétuellement noyée dans un brouillard si épais que le voyageur ne voit pas ses propres pieds. Le son y est étouffé, les distances abolies, et le moindre bruit — un cri de mouette, un clapotis de vague, un pas sur le gravier — semble venir de partout et de nulle part à la fois. Les rivages sont parsemés de navires échoués dont les coques pourrissent dans la brume, vestiges de voyageurs qui tentèrent d'atteindre les îles de Zakaï par la mer et qui n'y parvinrent jamais.

Le maître de cette brume est le souffleur de brumes, un centaure portant un cor sur le flanc. Lorsqu'il souffle dans son instrument, le son qui en sort n'est pas un appel à la guerre mais un enchantement subtil qui suscite chez la cible une prétention dangereuse — la conviction inébranlable de sa propre supériorité en tout domaine. Le sujet du cor devient trop confiant, cesse de se méfier, et agit de façon risquée, oubliant toute prudence. Le souffleur utilise ce pouvoir pour protéger les rivages : les intrus, gonflés d'une arrogance artificielle, s'engagent dans des actions inconsidérées qui les mènent à leur perte dans la brume.

Les rivages de brume sont un lieu de transition et de désorientation. Le Cavalier à la targe parcheminée y est parfois aperçu, chevauchant entre les épaves dans un bruit de mailles et de parchemins froissés. Ce chevalier archiviste porte un bouclier couvert de blasons et de vélins décrivant les armoiries de héros de multiples cultures, et il peut forger en une nuit un bouclier qui confère des vertus chevaleresques à son porteur. Les rivages sont un lieu d'armement moral autant que physique — un endroit où le voyageur acquiert non seulement des armes, mais les vertus nécessaires pour les manier dignement.

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