Le pont de l'épée

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Il est des lieux dans Zakaï dont le nom seul suffit à faire pâlir les voyageurs les plus endurcis, et le pont de l'Épée est de ceux-là. Enjambant un gouffre sans fond au-dessus duquel soufflent des vents hurlants, le pont est constitué d'une unique lame d'épée géante, tranchante comme un rasoir, sur laquelle le voyageur doit marcher pieds nus pour atteindre l'autre rive. Chaque pas entaille la chair, et le sang qui coule sur la lame est aspiré par le métal, comme si l'épée se nourrissait de la souffrance de celui qui la traverse. Le pont est une épreuve de volonté pure — il ne peut être contourné, survolé ni franchi par aucun artifice magique.

À l'entrée du pont se tient un vieux chevalier en armure ternie, dont le visage porte les traces d'une tristesse immense. Les voix rauques — des pleureuses antiques aux traits ravagés par le chagrin, les cheveux hirsutes et les vêtements en lambeaux, qui se fouettent avec des branches d'orties et de chardons — hantent l'autre extrémité du pont. Leur pouvoir est terrible : après la mort violente d'un être cher, elles traquent le meurtrier où qu'il se trouve, le torturant de leurs lamentations et le fouettant de leurs branches épineuses. Leur malédiction est ancienne et persistante.

Certains récits anciens suggèrent que la véritable épreuve du pont n'est pas de le traverser, mais de refuser le combat que propose le vieux chevalier — d'écouter son histoire au lieu de le défier, et de trouver ensuite les mots pour convaincre les sœurs de vengeance de lever leur malédiction. Ces récits murmurent que la compassion, et non la force, est la clef du pont de l'Épée — mais rares sont ceux qui, face à un adversaire en armure et à un gouffre sans fond, trouvent en eux la sagesse de rengainer leur épée et de tendre l'oreille.

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