La cité nauséabonde du roi mendiant

De Nephilim Wiki

Au-delà du marais, au-delà d'Ava, au sommet de Kether, se dresse la cité nauséabonde du roi mendiant — la capitale de Pachad, une métropole dont l'odeur seule suffit à faire fuir les créatures les plus endurcies. La cité est un amas de bâtiments délabrés, de rues jonchées d'immondices et de places où les habitants se livrent à toutes les formes d'avilissement que Pachad peut offrir. Mais au cœur de cette cité nauséabonde, sur un trône fait de déchets et de rebuts, siège Harabel — le roi mendiant, l'empereur de Pachad, celui qui attend l'Apocalypse.

Harabel n'a rien de l'empereur que l'on attendrait. Il est vêtu de haillons, couvert de crasse, et son apparence est celle du plus misérable des mendiants. Mais son pouvoir est immense — il manipule les passions, lit dans les méandres de l'avenir, et son regard traverse les masques, les mensonges et les illusions avec une acuité que même Taliahad ne peut égaler. Harabel attend l'Apocalypse — non pas avec crainte mais avec patience, comme un paysan attend la moisson. Pour lui, l'Apocalypse n'est pas la fin mais le commencement, pas la destruction mais la renaissance, et le kabbaliste qui parvient jusqu'à lui doit lui confier une information sur l'Apocalypse pour être jugé digne de la Source.

Le palais de Harabel est l'aboutissement de la quête de Pachad. Le kabbaliste qui y parvient a traversé tous les outrages, subi toutes les humiliations, s'est dépouillé de tous les oripeaux de la dignité — et c'est dans cet état de dépouillement total qu'il peut enfin comprendre que l'Apocalypse n'est pas une catastrophe mais une révélation, que la source de jouvence n'est pas un bain de jeunesse mais un bain de vérité, et que renaître dans Pachad signifie accepter d'être réduit à rien pour pouvoir devenir tout.

Créatures résidentes

Autres créatures de Kether


Références dans les suppléments suivants