La cité aux trois murs d'airain

Au cœur de Binah, entourée de la plaine de chrysolite comme par un océan d'herbe sèche, se dresse la cité aux trois murs d'airain — une forteresse concentrique dont les trois enceintes de métal rougeâtre s'élèvent en gradins jusqu'à un donjon central que nul n'a jamais vu de l'intérieur et dont on murmure qu'il ne contient rien — ou qu'il contient tout. Les murs sont lisses, sans la moindre prise, et brillent d'une chaleur qui décourage toute escalade. Les portes sont rares, étroites, et gardées par des créatures dont le regard suffit à pétrifier la volonté.

Ces gardiennes sont les trois sentinelles d'airain, des anges au corps d'airain et aux yeux de diamant, invisibles aux profanes. Les trois forment un barrage magique que la cible ne peut franchir par aucun moyen — ni physique, ni magique, ni subterfuge. Chaque sentinelle incarne une émotion destructrice : l'angoisse, le désespoir et la mort, et leur simple proximité provoque chez le voyageur une détresse croissante qui peut le briser s'il ne trouve pas en lui la force de résister.

La cité aux trois murs d'airain est le lieu où Binah — la compréhension — se manifeste sous sa forme la plus terrible : la compréhension de l'angoisse, du désespoir et de la mort, trois forces que l'équilibre de Meborack doit intégrer pour fonctionner. Le kabbaliste qui franchit les trois murs en ressort avec une connaissance intime de ces forces qui ne le quittera plus — une connaissance qui est à la fois une armure et une cicatrice.

Créatures résidentes

Autres créatures de Binah


Références dans les suppléments suivants