Sohar
Sohar, le monde de la perfection
Premier Monde de Kabbale foulé par les Nephilim, Sohar a longtemps passé pour l’unique Monde existant, tant ses traditions sont anciennes et ses fiefs connus. Il se déploie comme un seul continent entouré par l’océan des Larmes, strié de fleuves dont le dessin évoque des idéogrammes chargés de sens mystique. Des îles, des lacs et d’innombrables palais de kabbalistes oubliés y morcellent l’espace en fiefs innombrables. Au centre, le lac du Saphir mystique porte le palais lumineux de Hakamiah, empereur d’un monde fertile et stable, où la nature paraît généreuse et les créatures, majoritairement, vivent en harmonie.
Mais l’ordre de Sohar est suspendu à un secret : son « soleil » n’est pas un astre, c’est le char de feu de Shin Resh Tzabaoth, qui veille sur son fief et illumine le ciel. Quand il franchit les portes du crépuscule, la lumière s’éteint ; et lorsqu’il est invoqué sur Terre, Sohar sombre dans une nuit prolongée. Le domaine de Pharphar, tenu par ce suzerain, abrite des forêts extraordinaires dont le sol est couvert de braises, des cavernes éclairées par des racines ardentes, et une faune aussi complexe que le voyage y est dangereux. Partout, le monde demeure codifié : lieux sacrés, interdits, règles de conduite. Les habitants y sont dignes, formalistes, attachés aux politesses — rarement malveillants, mais capables d’une colère terrible si leurs principes sont bafoués. Une féodalité stricte relie les fiefs, des seigneurs liges jusqu’aux puissants suzerains, et remonte enfin à Hakamiah.
Sohar a été le premier monde découvert par les Nephilim. Ses traditions sont donc les plus anciennes. Il est en conséquence le monde le mieux connu et le plus exploré. il a été pendant longtemps considéré par les initiés comme le seul vrai monde, les autres étant selon eux des continents inexplorés de Sohar. Ce débat a fait couler beaucoup d’encre et même un peu de sang.
Sohar est un monde très harmonieux, très "civilisé" et stable. Il est de tous celui qui se rapproche le plus de la Terre. C’est un monde très codifié où il existe un grand nombre de lieux sacrés, de codes de conduite à observer et d’interdits à respecter. Les créatures qui l’habitent ont une grande dignité et attachent une énorme importance à la façon dont on s’adresse à elle. Elles sont capables de colères terribles mais elles ne sont pas fondamentalement malveillantes. Si les habitants de Sohar attaquent, c’est bien souvent au nom d’un principe plutôt que sous l’effet d’une émotion.
Le monde de Sohar est un continent unique entouré de mer et traversé par un réseau de fleuves dont le dessin tisse des idéogrammes aux significations mystiques. Ce réseau complexe de fleuves et de lacs a engendré de nombreuses îles de grandes tailles et aucun kabbaliste n’a pu toutes les dénombrer. Un de lieux les plus connu est Pharphar qui se trouve à l’Est du continent. L’entrée de Pharphar est gardée par des portes d’Adamante. Des Tarshishim veillent sur celles-ci aidés par les Ashim aux pieds de métal. La forêt de feu de Pharphar est un lieu magique et enchanteur au sol couvert de braises. Le Nephilim qui désire y pénétrer doit avoir suffisamment de Ka-Feu pour pouvoir marcher sur une étendue de braises pieds nus. Entrer autrement dans la forêt, c’est s’exposer aux pires représailles de la part des créatures qui y résident. Une fois à l’intérieur de Pharphar, le kabbaliste s’aperçoit que cette contrée est un modèle de perfection élémentaire alors que tous les éléments sont représentés de manière harmonieuse disposés en stases. Les cavernes de Pharphar où il fait jour constamment, grâce aux racines lumineuses de la forêt de feu sont ainsi un lieu à visiter en priorité et les richesses de ce véritable monde souterrain ne manquent pas de captiver l’attention des voyageurs pendant de nombreuses journées.
Le Nord du contient quant à lui est un pays de grands guerriers, dont les Marches sont gardées par des sentinelles aux corps de pierres précieuses.
Le Sud de Sohar est un endroit où vivent des créatures de grand savoir. Il est cependant risqué de franchir les cols des montagnes du sud à cause des habitants du temple étincelant qui capturent souvent les voyageurs pour leur faire subir un grand nombre de supplices.
A l’Ouest l’on trouve de grandes constructions et des ouvrages de grand raffinement dont la lecture des bas relief qui les ornent est déjà un trésor de connaissances inestimables. il existe des lieux à l’Ouest où l’on sadonne à toute forme d’arts et de plaisirs.
Aux extrémités Ouest et Est, des légendes mentionnent 2 portails : les portes du Crépuscule et de l’Aurore où siègent un grand nombre de Kerubim, quelques uns gardent les portent, d’autres les ouvrent et les ferment quand Tzeboath passe sur son char de feu pour se rendre à son palais ou pour en sortir. Quand Tzeboath éclaire son palais souterrain, la nuit tombe mais les eaux du monde deviennent phosphorescentes.
Le centre du monde est un énorme lac que l’on appelle le saphir mystique. Au milieu se dresse un plateau d’une hauteur vertigineuse que l’on peut voir par temps clair de tout point du continent ; il est donc très difficile de se perdre dans ce monde. En haut du plateau siège l’Empereur dans le palais des étoiles, et la nuit le palais brille comme un phare d’une lumière bleutée qui éclaire tout Sohar.
(source : Magie (1e éd.), pp.185-186)
Références dans les suppléments suivants
Kabbale, pp.21.65-71.89-95.141-144.185-187
Compagnon, pp.62.83.102
Voir aussi les articles suivants
Hakamiah, Jésus, Kabbale, Parfaits d'entre les Parfaits, Savonarole, Synarchie