Les terres dévorantes
Au sommet des escaliers périlleux, le paysage bascule dans une horreur nouvelle : les terres dévorantes, un sol vivant qui se nourrit de tout ce qui le foule. La terre n'est pas de la terre — c'est de la chair, une surface organique qui pulse, respire et digère. Le voyageur qui s'y aventure sent le sol s'enfoncer sous ses pas comme un matelas de viscères, et des bouches sans visage s'ouvrent dans la chair du sol pour happer tout ce qui passe à leur portée. Les arbres qui poussent ici ont des racines qui sont des tentacules, et leurs fruits sont des yeux qui suivent le voyageur du regard.
Le maître de ces terres est le Le geôlier imprévisible des terres dévorantes, une créature dont le comportement est aussi changeant que le paysage — tour à tour protecteur et persécuteur, guide et geôlier, allié et ennemi. Son imprévisibilité est sa nature même, et le kabbaliste qui croit avoir compris ses règles découvre toujours qu'elles viennent de changer.
D'anciens récits évoquent une certaine Pâline, retenue prisonnière dans les terres dévorantes par des geôliers dont la cruauté n'a d'égale que leur vigilance. Certains kabbalistes murmurent que l'arracher à ses griffes serait un exploit d'une difficulté extrême, mais que la récompense — la connaissance d'un mystère fondamental — en vaudrait largement le prix. Le kabbaliste qui traverse les terres dévorantes sans être lui-même dévoré apprend la leçon ultime de Guebourah : que la force ne suffit pas, que la ruse ne suffit pas, et que seule l'acceptation totale de la souffrance permet de traverser.
Créatures résidentes
- Le geôlier imprévisible des terres dévorantes — Geôlier imprévisible dont le comportement change sans cesse.
Autres créatures de Guebourah
- Les princes du désert aux robes pourpres — Princes du désert de Kesh.
- Ceux qui ferment la marche des esprits — Gardiens des escaliers.
- Les esprits gémissants, gardiens de l'escalier de l'Apocalypse — Esprits des escaliers périlleux.
Références dans les suppléments suivants
- Magie (1e éd.), p.194
- Le Grimoire du 3e Cercle, pp.89-92