Le jardin au serpent
Dans une vallée encaissée de Chesed, protégée par des collines dont les silhouettes rappellent des corps endormis, s'étend le jardin au serpent — un jardin d'une beauté vénéneuse où les fleurs exhalent des parfums qui provoquent des visions, où les fontaines coulent d'une eau amère, et où un serpent colossal se love autour d'un arbre central dont les branches portent des fruits qui brillent d'une lumière malsaine. Le jardin est une parodie d'Éden — un lieu qui mime le paradis avec une ironie cruelle, rappelant que dans Pachad, toute beauté est un piège et toute promesse un mensonge.
Le gardien du jardin est l'L'infortuné de l'hysope, de la lune et de l'absinthe, une créature dont le nom seul évoque l'amertume et la malédiction. L'hysope purifie, la lune éclaire et l'absinthe empoisonne — et l'infortuné possède ces trois pouvoirs à la fois, offrant purification, illumination et corruption dans un mélange indissociable. Le kabbaliste qui s'adresse à lui reçoit toujours les trois en même temps, et c'est à lui de trier le bon du mauvais.
Le jardin au serpent est le lieu où Chesed — la miséricorde — prend dans Pachad sa forme la plus pervertie : une miséricorde empoisonnée, un don qui est aussi une malédiction, un remède qui est aussi un poison. Le kabbaliste qui traverse ce jardin apprend que dans Pachad, la miséricorde n'existe pas sans cruauté, et que le seul moyen de bénéficier de l'une est d'accepter l'autre.
Créatures résidentes
- L'infortuné de l'hysope, de la lune et de l'absinthe — Créature amère offrant purification, illumination et corruption à la fois.
Autres créatures de Chesed
- Les mille vers du jardin corrompu, pourriture de la connaissance — Vers du verger corrompu voisin.
- Archimodion, le nain contrefait, celui qui éloigne des chemins — Nain du palais de la Lithotomie.
Références dans les suppléments suivants
- Magie (1e éd.), p.194
- Le Grimoire du 3e Cercle, pp.89-92