Les puits de Pharphar

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À la frontière entre le domaine de Pharphar et les terres intérieures de Sohar, là où les fleuves sacrés s'enfoncent dans le sol pour rejoindre des nappes souterraines dont nul ne connaît l'étendue, s'ouvrent les puits de Pharphar. Ces puits ne sont pas de simples trous dans la terre : ce sont des ouvertures circulaires bordées de margelles couvertes de glyphes aquatiques, et l'eau qui y stagne est d'un bleu si profond qu'elle semble contenir la nuit elle-même. Chaque puits est relié aux autres par un réseau de galeries noyées que seules les créatures de Netzach peuvent naviguer, et l'ensemble forme un système hydraulique sacré dont la fonction exacte reste débattue parmi les kabbalistes.

Les gardiens de ces puits sont des tritons bleutés aux orbites vides, des êtres aquatiques dont le regard absent dissimule un pouvoir redoutable : ils peuvent effacer jusqu'à un an de souvenirs chez une cible endormie ou inconsciente. L'opération ne dure qu'une minute, mais les gardiens prennent un plaisir singulier à veiller sur leur victime jusqu'à l'aube, comme s'ils savouraient les rêves qui s'effilochent. Ce pouvoir ne fonctionne pas sur les créatures magiques, ce qui suggère que les puits furent conçus comme un instrument de contrôle sur les visiteurs profanes — ou comme une miséricorde, selon le point de vue, permettant d'effacer les souvenirs traumatiques de ceux qui auraient vu ce qu'ils n'auraient pas dû voir.

Mais les puits gardent un secret douloureux : l'eau vive qui les alimentait jadis s'est tarie. Les sources qui reliaient les puits au château d'argent et aux forêts épineuses de Lleug se sont asséchées, rompant le réseau hydraulique sacré qui irriguait tout Netzach. D'aucuns racontent qu'en creusant suffisamment profondément, on pourrait retrouver la source d'eau vive et rétablir ce lien vital — mais nul ne sait exactement quelle profondeur il faudrait atteindre, ni ce que l'on trouverait au bout. En attendant, des kabbalistes viennent encore méditer au bord des eaux stagnantes, cherchant dans les reflets sombres des réponses à des questions qu'ils n'osent formuler à voix haute. Mais les plus prudents savent qu'il ne faut jamais s'endormir près d'un puits de Pharphar sans protection, car les gardiens ne font pas toujours la distinction entre un voyageur fatigué et une proie consentante.

Créatures résidentes

Autres créatures de Netzach


Références dans les suppléments suivants